{"id":1143,"date":"2015-01-15T19:40:07","date_gmt":"2015-01-15T18:40:07","guid":{"rendered":"https:\/\/archipress.org\/wp\/?page_id=1143"},"modified":"2026-05-02T18:07:58","modified_gmt":"2026-05-02T17:07:58","slug":"1143-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archipress.org\/?p=1143","title":{"rendered":"L&#8217;homme et ses trois \u00e9thiques"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: center;\" id=\"mcetoc_1jnkqen800\"><strong>L&#8217;homme et ses trois \u00e9thiques<\/strong><\/h3>\n<p align=\"center\"><strong>St\u00e9phane Lupasco\u00a0<\/strong><strong>avec la collaboration de Solange de Mailly-Nesle et Basarab Nicolescu<br \/>\n<\/strong><strong>(Monaco, \u00e9ditions Le Rocher, 1986)<\/strong><\/p>\n<h4 align=\"center\"><\/h4>\n<div align=\"justify\">\n<p>&#8220;(&#8230;) une logique binaire n&#8217;arrive pas \u00e0 rendre compte de l&#8217;infinie diversit\u00e9 des manifestations de l&#8217;\u00e9nergie dans notre monde : poussant dans leurs ultimes retranchements les postulats de la logique classique, l&#8217;oeuvre de St\u00e9phane Lupasco nous a fait d\u00e9couvrir que seule une logique ternaire \u00e9tait capable de rendre compte de l&#8217;ensemble de la r\u00e9alit\u00e9. (&#8230;) <em>L&#8217;homme et ses trois \u00e9thiques <\/em>d\u00e9veloppe les concepts de la logique ternaire dans les diff\u00e9rents domaines qui rendent compte de l&#8217;activit\u00e9 humaine sp\u00e9cifique : physique et biologique, mais \u00e9galement psychique, sous ses diverses formes : affectivit\u00e9, art, philosophie et politique, religion&#8230;&#8221;<\/p>\n<p>L&#8217;auteur est physicien th\u00e9oricien au C.N.R.S.<\/p>\n<\/div>\n<p align=\"justify\"><em>extraits significatifs :<\/em><br \/>\np. 13 ; &#8220;(&#8230;) l&#8217;\u00e9nergie poss\u00e8de les propri\u00e9t\u00e9s constitutives non seulement de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et de l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, mais aussi celles de la potentialisation et de l&#8217;actualisation.&#8221;p. 67 ; &#8220;C&#8217;est en cela que cette dialectique est conforme \u00e0 la logique classique, admettant l&#8217;une comme l&#8217;autre la succession de la th\u00e8se et de l&#8217;antith\u00e8se, qui doit aboutir \u00e0 la disparition des deux dans une synth\u00e8se, troisi\u00e8me terme de la dialectique h\u00e9g\u00e9lienne et marxiste. Elle s&#8217;en diff\u00e9rencierait si elle admettait la contradiction dans une m\u00eame chose, en m\u00eame temps et en un m\u00eame lieu.<br \/>\nMais, inversement, une \u00e9thique biologique trop forte, trop exigeante, trop instinctuelle, qui s&#8217;empare de l&#8217;homme, peut le conduire \u00e0 un individualisme excessif, \u00e0 une sorte de carnage mental des autres hommes, de la soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 une anarchie vou\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9isation de son existence quotidienne (la rechercher du plaisir \u00e9go\u00efste et finalement cruel) aussi bien qu&#8217;aux orientations de sa destin\u00e9e. Une destin\u00e9e qui est alors consacr\u00e9e \u00e0 la lutte biologique de ce qu&#8217;on appelle le lib\u00e9ralisme ou capitalisme sauvage, selon lesquels ne compte plus que la r\u00e9ussite propre, individuelle, au d\u00e9triment de tous les autres, un capitalisme \u00e0 la recherche d&#8217;une diversit\u00e9 dans tous les domaines, de plus en plus envahissant et finalement st\u00e9rilisant. Pourquoi st\u00e9rilisant ? Parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un capitalisme qui fonctionne gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;abolition progressive d&#8217;un dynamisme antagoniste d&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et une perte d&#8217;affectivit\u00e9, fonction d&#8217;une contradiction qui s&#8217;affaiblit et d&#8217;une \u00e9nergie par l\u00e0 m\u00eame en dissolution. De l\u00e0 s&#8217;ensuivent l&#8217;ennui, le cafard, la drogue, les paradis artificiels, mais aussi la chute dans la psychose maniaco-d\u00e9pressive car c&#8217;est ici une excroissance du syst\u00e8me aff\u00e9rent, tandis que celle du syst\u00e8me eff\u00e9rent engendre la schizophr\u00e9nie (se r\u00e9f\u00e9rer aux pages consacr\u00e9es \u00e0 la maladie mentale.)&#8221;<\/p>\n<p>p. 79 ; &#8220;On peut le dire, l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, voil\u00e0 l&#8217;ennemie !&#8221;<\/p>\n<p>p. 87 ; &#8220;On peut dire que toute \u00e2me est singuli\u00e8re ou elle n&#8217;est pas, et aussi que l&#8217;art se d\u00e9roule et doit se d\u00e9rouler dans l&#8217;\u00e2me ou il n&#8217;est pas. L&#8217;artiste est un explorateur de l&#8217;\u00e2me, un magicien du psychisme (&#8230;)<\/p>\n<p>(&#8230;) L&#8217;artiste conna\u00eet les lignes, les couleurs, les formes, le musicien conna\u00eet les notes, la composition, mais lorsque l&#8217;un ou l&#8217;autre cr\u00e9ent, c&#8217;est leur \u00e2me, leur psychisme qui jaillissent d&#8217;eux-m\u00eames sur la toile ou sur la partition musicale.&#8221;<\/p>\n<p>p. 95 ; &#8220;D\u00e8s lors, toute mati\u00e8re-\u00e9nergie contenant des noyaux atomiques, de ces profondeurs subtiles les plus micro-physiques jusqu&#8217;aux vastes formations astrophysiques -plan\u00e8te, \u00e9toiles, galaxies, amas de galaxies- on pourrait conclure qu&#8217;<em>\u00e0 <\/em>la <em>base <\/em>la <em>plus <\/em>intime <em>des <\/em>choses <em>et <\/em>des <em>\u00eatres <\/em>se <em>trouvent <\/em>et <em>op\u00e8rent <\/em>les<em>noyaux <\/em>atomiques <em>comme <\/em>centres <em>neu<\/em>ropsychiques.<\/p>\n<p>p. 103 ; &#8220;(&#8230;) La finalit\u00e9 est intrins\u00e8que \u00e0 l&#8217;\u00e9nergie elle-m\u00eame.&#8221;<\/p>\n<p>p. 105 ; &#8220;(&#8230;) selon l&#8217;interpr\u00e9tation de St\u00e9phane Lupasco, la contradiction est quelque chose d&#8217;inh\u00e9rent dans tous les syst\u00e8mes naturels. Or c&#8217;est une id\u00e9e difficile \u00e0 accepter car elle con\u00e7oit la contradiction comme agissant <em>au m\u00eame moment du temps <\/em>.&#8221;<\/p>\n<p>p. 107 ; &#8220;(&#8230;) l&#8217;interpr\u00e9tation de St\u00e9phane Lupasco est l&#8217;\u00e9vidence m\u00eame car sinon comment peut-on comprendre autrement le fait que la particule quantique est <em>en <\/em>m\u00eame <em>temps<\/em> onde et particule ? En effet, cette particule ne se conduit pas soit comme une onde ou soit comme un corpuscule tel qu&#8217;on a essay\u00e9 de le dire, et tel qu&#8217;on le dit encore dans les mauvais ouvrages de vulgarisation, mais cet &#8220;objet&#8221; nouveau, cet \u00e9v\u00e9nement quantique, est exp\u00e9rimentalement corpuscule et onde \u00e0 la fois, il est &#8220;contradiction&#8221; ; donc, \u00e0 partir de cette constatation, les fondements d&#8217;une nouvelle logique peuvent \u00eatre formul\u00e9s. Sinon, on transforme la physique quantique en un ensemble de &#8220;recettes&#8221; efficaces sur le plan &#8220;op\u00e9ratoire&#8221;, mais o\u00f9 l&#8217;on ne voit aucune ambition de comprendre le pourquoi des choses.&#8221;<\/p>\n<p>p. 108-109 ; &#8220;Vous pouvez dire qu&#8217;il y a une \u00e9volution de l&#8217;homme vers un d\u00e9veloppement de la mati\u00e8re psychique qui aboutit \u00e0 la conscience de la conscience et \u00e0 la connaissance de la connaissance.<\/p>\n<p>(&#8230;) Et on peut consid\u00e9rer que l&#8217;\u00e9volution est une \u00e9volution qui augmente de plus en plus la mati\u00e8re psychique de l&#8217;homme.&#8221;<\/p>\n<p>p. 114 ; &#8220;(&#8230;) un arbre est un chimiste qui sait choisir dans la terre les \u00e9l\u00e9ments chimiques dont il a besoin. Il y a donc, m\u00eame chez le v\u00e9g\u00e9tal, une sorte de somato-psychique et nous pouvons dire que le v\u00e9g\u00e9tal a \u00e9galement une conscience et une connaissance, c&#8217;est-\u00e0-dire au fond un psychisme:&#8221;<\/p>\n<p>p. 120 ; &#8220;S.L.- Je reproche, par exemple, aux hommes politiques d&#8217;ignorer compl\u00e8tement non seulement le psychique mais le biologique. Le socialisme est une doctrine d&#8217;homog\u00e9n\u00e9isation macrophysique. Une soci\u00e9t\u00e9 socialiste ou communiste est homog\u00e9n\u00e9isante, je l&#8217;ai dit. Sans le savoir, Marx adopte une philosophie de l&#8217;entropie.&#8221;<\/p>\n<p>p. 122 ; &#8220;B.N.- Le retour \u00e0 la pens\u00e9e mythique ou \u00e0 la pens\u00e9e traditionnelle n&#8217;exprimerait-il pas le signe ou ne serait-il pas le germe d&#8217;un autre type de soci\u00e9t\u00e9 ?&#8221;<\/p>\n<p>p. 123 ; &#8220;Vous dites : &#8220;La contradiction, c&#8217;est la vie.&#8221; Or dans beaucoup de textes traditionnels, on exhorte l&#8217;\u00eatre \u00e0 rejoindre l&#8217;univers. Il est dit \u00e0 peu pr\u00e8s qu&#8217;en int\u00e9grant l&#8217;univers on retrouve l&#8217;unit\u00e9. Or, d&#8217;apr\u00e8s votre logique, le concept d&#8217;unit\u00e9 n&#8217;existe pas, je voudrais que nous en parlions. Ce concept d&#8217;unit\u00e9 n&#8217;existe pas ?<\/p>\n<p>(&#8230;) Pourquoi associez-vous l&#8217;unit\u00e9 \u00e0 l&#8217;homog\u00e9n\u00e9isation ? Pourquoi ne peut-on penser \u00e0 une unit\u00e9 du contradictoire, une unit\u00e9 de l&#8217;interaction des syst\u00e8mes de syst\u00e8mes ? Il s&#8217;agit aussi d&#8217;une unit\u00e9.<br \/>\nS.L.- Une unit\u00e9 du contradictoire, c&#8217;est tr\u00e8s intelligent. C&#8217;est remarquable ! Le contradictoire constitue au fond une unit\u00e9 des forces antagonistes homog\u00e9n\u00e9isantes et h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9isantes.<\/p>\n<p>B.N.- Je dirais m\u00eame que c&#8217;est le coeur de votre pens\u00e9e, car en fait vous d\u00e9passez l&#8217;opposition, la s\u00e9paration et ce qui vous int\u00e9resse, c&#8217;est justement l&#8217;unit\u00e9 des contradictoires.<\/p>\n<p>S.M.N.- (&#8230;) Ce principe d&#8217;unit\u00e9 peut \u00eatre envisag\u00e9 par votre logique, \u00e0 condition que l&#8217;on comprenne qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;unit\u00e9 des contradictoires et non pas d&#8217;unit\u00e9 homog\u00e9n\u00e9isante.&#8221;<\/p>\n<p>p. 126 ; &#8220;Est-ce que vous seriez d&#8217;accord pour dire que vous ouvrez un chemin qui se situe au coeur de la dualit\u00e9 entre la mystique et la glose ?<\/p>\n<p>S.L.- Je suis d&#8217;accord avec cette proposition.&#8221;<\/p>\n<p>p. 128 ; &#8220;Enfin, malheureusement, le monde semble marcher de plus en plus vers l&#8217;opposition et non pas vers la contradiction. C&#8217;est \u00e0 ce niveau extr\u00eamement concret que je parle de barrage.&#8221;<\/p>\n<p>p. 131 ; &#8220;Dans tout dynamisme, il y a une possibilit\u00e9 de connaissance dans la mesure o\u00f9 la connaissance est pr\u00e9cis\u00e9ment la potentialisation.&#8221;<\/p>\n<p>p. 153 ; &#8220;(&#8230;) la contradiction n&#8217;est pas opposition la contradiction est un \u00e9quilibre.&#8221;<\/p>\n<p>p. p. 162-163 , &#8220;(&#8230;) je dis que l&#8217;\u00e9nergie est cognitive. <em>L&#8217;\u00e9nergie conna\u00eet. Ce n&#8217;est pas mon cerveau qui conna\u00eet, c&#8217;est l&#8217;\u00e9nergie qui conna\u00eet en moi. <\/em>Elle est dans un \u00e9tat tel que l&#8217;\u00e9nergie elle-m\u00eame prend conscience d&#8217;elle-m\u00eame. C&#8217;est ce qui explique que nous arrivons \u00e0 ce que nous venons de dire.&#8221;<\/p>\n<p>p. 167 ; &#8220;Toute l&#8217;\u00e9thique scientifique a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e, jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, sur la pens\u00e9e du XIX\u00e8me si\u00e8cle qui exclut l&#8217;homme. L&#8217;homme est toujours exclu de la connaissance scientifique parce qu&#8217;il introduit l&#8217;\u00e9l\u00e9ment subjectif, sa pr\u00e9sence introduit l&#8217;al\u00e9atoire, l&#8217;irrationalit\u00e9, or seul le principe d&#8217;objectivit\u00e9 int\u00e9resse cette connaissance. Mais dans cette logique de l&#8217;\u00e9nergie, nous voyons appara\u00eetre une nouvelle objectivit\u00e9.&#8221;<\/p>\n<p>p. 169 ; &#8220;(&#8230;) un probl\u00e8me tr\u00e8s grave et urgent s&#8217;impose dans ces conditions, c&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment le probl\u00e8me de la pens\u00e9e math\u00e9matique, c&#8217;est-\u00e0-dire du langage math\u00e9matique. je crois et je pr\u00e9conise qu&#8217;il faudrait effectuer une r\u00e9forme de la pens\u00e9e math\u00e9matique elle-m\u00eame parce qu&#8217;il est certain que dans la mesure o\u00f9 un physicien et un biologiste math\u00e9matisent une exp\u00e9rience, une exp\u00e9rimentation, \u00e0 ce moment-l\u00e0 nous retombons dans la logique classique de non-contradiction des causes. Il faut donc cr\u00e9er des math\u00e9matiques nouvelles.&#8221;<\/p>\n<p>p. 170 ; &#8220;Matila Ghyka qui, dans un livre c\u00e9l\u00e8bre qui s&#8217;appelle &#8220;Le nombre d&#8217;or&#8221;, a montr\u00e9 qu&#8217;il y a une certaine correspondance entre les math\u00e9matiques, les proportions et les sentiments.&#8221;<\/p>\n<p>Extraits de <em>L&#8217;homme et ses trois \u00e9thiques<\/em> par St\u00e9phane Lupasco avec la collaboration de Solange de Mailly-Nesle et Basarab Nicolescu (Monaco, \u00e9ditions du Rocher, 1986).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;homme et ses trois \u00e9thiques St\u00e9phane Lupasco\u00a0avec la collaboration de Solange de Mailly-Nesle et Basarab Nicolescu (Monaco, \u00e9ditions Le Rocher, 1986) &#8220;(&#8230;) une logique binaire n&#8217;arrive pas \u00e0 rendre compte de l&#8217;infinie diversit\u00e9 des manifestations de l&#8217;\u00e9nergie dans notre monde : poussant dans leurs ultimes retranchements les postulats de la\u2026 <a class=\"continue-reading-link\" href=\"https:\/\/archipress.org\/?p=1143\">Lire plus \/ Read more<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[45,224,251,263],"class_list":["post-1143","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sciences-et-philosophie","tag-basarab-nicolescu","tag-physique","tag-science","tag-stephane-lupasco"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1143","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1143"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1143\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2884,"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1143\/revisions\/2884"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1143"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1143"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archipress.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1143"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}